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[Radio] La lutte des ex- salariés de Samsonite

France Culture

Hénin-Beaumont, 2007 : 200 salariés sont licenciés sans indemnités par Samsonite.

Les Pieds sur Terre nous invite à découvrir le combat des ex-salariés de Samsonite, combat qui, 10 ans plus tard, continue toujours aujourd’hui. Il a pris aujourd’hui la forme d’une pièce de théâtre (de Hélène Desplanques) qui raconte cette histoire (lire sur 20 minutes).

Le reportage est signé Charlotte Bienaimé (lien vers l’émission pour l’écouter).

Pour comprendre encore mieux l’histoire de ces personnes, visionnez le reportage de Hélène Desplanques daté de 2009 sur Viméo. Il raconte l’escroquerie (lire Le Monde) dont furent victimes ces salariés :

Liquidation Totale (english subtitles)/Production Mécanos Productions from Desplanques Hélène on Vimeo.

[Voir voire revoir] Droit de suite Justice : gare aux burn out

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LCP a diffusé le 20 mars un documentaire sur la souffrance au travail dans un métier au combien essentiel au fonctionnement de notre société : magistrat. Le documentaire développe les tensions et la souffrance que vivent les magistrats désireux de rendre la justice mais soumis à des exigences de productivité.  C.Desjours propose son analyse de cette souffrance, permettant ainsi d’aller bien au delà du simple constat.

Notez qu’un débat suit le documentaire, cherchant les déterminants de la situation actuelle des magistrats.

A voir sur le site ou en rediffusion sur LCP les :

  • Lundi 20 mars 2017 à 20:31,
  • Mercredi 29 mars 2017 à 00:35
  • Vendredi 14 avril 2017 à 01:18

Le documentaire fait référence au Livre blanc de la souffrance au travail des magistrats édités par l’Union syndicale des magistrats : vous le trouverez ici.

 

[TV] Ergonome, un métier qui s’intéresse à l’activité

Bénédicte Pichard, ergonome membre d’ATEMIS, revendique et argumente le point de vue de l’activité sur un média télévisuel généraliste (France 3 Bretagne). Une excellente prestation qui donne à voir la réalité actuelle du travail des ergonomes, bien loin de l’image d’Epinal habituelle.

Lien vers France 3 Bretagne : L’ergonomie expliquée par Bénédicte Pichard

C’est confidentiel !

314900Voici le film qui a fait entrer début 2016 de façon explicite les ergonomes dans le panthéon des professions martyrisées par le cinéma.

Cela a provoqué un débat sur [Ergoliste] et a incité la SELF (Société d’Ergonomie de Langue Française) à faire un billet sur le sujet. Sur Ergoliste, Eric Brangier a relevé les manquements à la méthodologie et à la déontologie des ergonomes. Sur cette même liste, Jean Schram a défendu l’idée qu’il s’agit d’une forme de reconnaissance ; le cinéma maltraitant de toutes façons régulièrement de nombreux métiers.Tout était dit.

Il m’a fallu un an pour voir le film d’Olivier Loustau sorti récemment en DVD.  L’ergonome du film a une activité qui tient d’avantage de la physiologie du travail que de l’ergonomie d’aujourd’hui. Tant pis. Ce sera déjà un grand pas pour ceux qui ne connaissent de l’ergonomie que la souris et le fauteuil ergonomiques. Et puis, il y a l’apparition de Florence Thomassin que j’apprécie beaucoup. Je me laisse séduire…

…jusqu’à ce que je tombe sur ce dialogue :

« L’ergonome : qu’est-ce que vous notez ?
L’opérateur : et vous ?
L’ergonome : c’est confidentiel ! »

« C’est confidentiel ! ». Par cette réponse, c’est tout le positionnement des ergonomes qui est remis en cause. Un ergonome sera toujours transparent sur ses prises de notes. C’est une question de déontologie mais pas uniquement. Il sera transparent car il construit, entre autres, avec les opérateurs mais également parce qu’il construit, entre autres, pour les opérateurs. Il n’a aucune raison de ne pas l’être. L’ergonome n’est pas un consultant en réorganisation comme ceux de l’excellent Violence des échanges en milieu tempéré de Jean-Marc Moutout. Ces quelques mots me font ainsi penser que le film donne une image vraiment plus dégradée que ce je pensais à l’origine de ce métier si méconnu. C’est bien dommage.

[Radio] Sans bureau fixe

logo france interFrance Inter propose un reportage audio et un bon article sur les salariés sans bureau fixe ou « flex office ». Ce phénomène existe depuis au moins 20 ans et semble se développer si on en croit France Inter.

Difficultés à travailler, à se rencontrer, fatigue, … etc sont autant de conséquences abordées dans le reportage. Le sentiment de devenir des salariés dans l’entreprise s’éroderait sans bureau fixe. Ainsi certains salariés disent se sentir sur un siège éjectable faute de siège fixe. Dommage que le reportage ne creuse pas plus cette question qui me semble très forte.

Cela nous rappelé le reportage de Carmen Losmann « Au travail, corps et âme » qui aborde, entre autre, cette question. A voir ou revoir (ci-dessous).

[Presse] Article du monde et réflexions sur la notoriété

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Le Monde nous propose un article sur le métier d’ergonome « Devenir ergonome : l’humain d’abord ». Il brosse un portrait succinct mais multiple : approche des ergonomes, méthodes de travail des ergonomes, formations et de notoriété du métier. Il s’agit d’une bonne introduction pour qui souhaite découvrir ce métier.

Le journal a choisi de consacrer 1/3 de son article à la question de la notoriété. Pourquoi pas, ce n’est en effet par le métier le plus connu. Cela m’interroge directement sur l’illustration de l’article lui-même. Je remarque que souvent le métier d’ergonome est illustrée par une photo d’ouvrier. Ce qui est le cas ici (ci-dessous l’illustration de l’article du Monde) :

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Souvent le travail d’un professionnel est illustré par une photographie de son activité de travail. Pourquoi ne pas montrer alors un ergonome en action ? Souvent, il s’agira de la photographie d’une personne entrain d’écrire debout s’il est sur site ou assis s’il est en entretien ou à son bureau. Il pourrait alors s’agir de la représentation de beaucoup d’autres métiers et la photographie s’avérera aussi peu discriminante que susceptible d’attirer l’attention.

Le travail d’un professionnel peut également être illustré par le résultat de son travail (pâtissier / pâtisserie par exemple). L’activité des ouvriers ou d’autres opérateurs n’est pourtant pas le résultat du travail des ergonomes, mais leur objet principal et premier d’étude. Il parait pourtant assez difficile de photographier le résultat du travail des ergonomes (cahier des charges, restitution…).

 

Il y a donc un vrai défi pour rendre visible ce métier : être en capacité de le représenter. Une solution pourrait être que l’ouvrier de la photographie ci-dessus soit observé par un individu qui prend des notes. Associer visuellement systématiquement l’ergonome à l’objet de son étude apparaît être un bon début.

Dans le cinéma, une des rares représentations d’ergonome vient du film Kitchen Stories. L’individu n’est pas officiellement un ergonome et l’approche est celle d’une comédie, néanmoins son activité correspond à celle d’un ergonome travaillant pour un concepteur de cuisine scandinave et … qui serait très en avance sur son temps.

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[Séminaire] Travail futur, travail du futur : accompagner les transitions – 25 et 26 janvier 2017 à Paris

index_clip_image002L’équipe d’ergonomie du CNAM de Paris et l’association ErgonoCnam (association des auditeurs du CNAM en ergonomie) propose début janvier (25 et 26 janvier 2017 à Paris) un séminaire public sur les évolutions du travail et donc du travail des ergonomes.

Pour tout savoir, c’est sur le site du CNAM.

Pour le programme, c’est ici. Au menu, les évolutions du travail (entreprises libérées, Uber…) et des méthodes d’intervention (méthodes projectives, expérimentation de transformations organisationnelles…).

Le montant de l’inscription est de 120 € … pour deux jours à écouter des gens prestigieux, c’est donné ! Plus sérieusement, il s’agit d’une bonne occasion pour tout intervenant de se mettre au goût du jour concernant l’ergonomie et peut-être aussi le monde du travail.