Drogué(e) du travail ? Menez l’enquête !

gif3Êtes-vous un(e) drogué(e) du travail ?

Le site web pourseformer.fr pose la question… Et vous, vous en êtes où ?

Entre bosser beaucoup et devenir un accro du travail, la frontière est mince mais bien réelle. Voici des critères et un test qui vous aideront à vous situer.

“La dépendance au travail est l’addiction du XXIe siècle”, assure Mark Griffiths, professeur en psychologie à l’université de Nottingham Trent et auteur de plusieurs études sur le sujet. Pour quelles raisons ? “Des facteurs tels que la mondialisation, le développement des nouvelles technologies et l’effritement des frontières entre vie privée et vie professionnelle”, analyse la psychologue Cécilie Schou Andreassen, de l’université de Bergen, qui vient de publier une échelle de mesure de cette pathologie (voir l’encadré ci-dessous).

En période de crise, cette addiction tend à progresser, avec ses conséquences négatives telles que l’insomnie, les problèmes de santé, le stress, voire le burn-out et l’apparition de conflits avec l’entourage…

Êtes-vous en manque quand vous ne travaillez pas ?

Pourtant, “ce n’est pas parce qu’on travaille beaucoup qu’on est un drogué du travail”, nuance Mark Griffiths. Où se situe la frontière ?

Pour le chercheur, “c’est le contexte de la personne et les conséquences de sa forte implication dans le travail qui font la différence”. Ainsi, telle personne qui travaille beaucoup parce qu’elle aime cela mais ne provoque pas de conflits (parce qu’elle est célibataire par exemple) n’est pas considérée comme “droguée”. Un signe : elle n’est pas en manque quand elle est en repos.

À l’opposé, un quadra marié et père de trois enfants qui travaille autant que cette personne sera, lui, qualifié de drogué. Pourquoi ? Parce que son surinvestissement engendre des conflits avec sa famille (sa femme le menace de divorcer mais il ne change rien). Il s’agit pour lui d’une fuite qui l’empêche de regarder ses difficultés personnelles en face.

Faites-vous plus que ce qu’on vous demande ?

À côté de la composante comportementale de l’addiction, c’est-à-dire le temps excessif passé à travailler, des chercheurs ont identifié une composante psychologique : on est obsédé par son travail et incapable de s’en détacher. Le “drogué” y passe donc beaucoup de temps, mais il est, de plus, préoccupé par son job même quand il ne travaille pas. Quand il est en vacances par exemple, il se sent mal et a besoin de consulter ses mails le plus souvent possible.

Enfin, il travaille plus que ce qu’on attend raisonnablement de lui pour atteindre ses objectifs. C’est davantage une compulsion intérieure que des facteurs externes qui pousse le “travaillomane” à ne pas s’arrêter. C’est la raison pour laquelle celui-ci fait plus qu’on ne le lui demande, parce que s’il n’exécute pas certaines tâches, qui le fera ? Seront-elles aussi bien réalisées s’il ne s’en occupe pas ? Bref, le drogué du travail trouvera toujours des justifications pour travailler au-delà du raisonnable.

Les signes qui doivent vous inquiéter

Mark Griffiths rapproche l’addiction au travail de l’addiction aux drogues en général. Comme la vie d’un drogué tourne autour la drogue, ou de l’alcool, la vie du “travaillomane” est construite autour de son travail. Si vous sentez que votre boulot passe avant tout le reste, qu’il occupe toutes vos pensées même quand vous êtes en congé et qu’il vous aide à fuir des sentiments douloureux (même s’il est lui-même facteur de stress), il est peut-être temps de vous interroger.

Qu’est-ce qui vous pousse à travailler autant (besoin de reconnaissance, sentiment d’utilité, perfectionnisme…) ? Depuis quand êtes-vous autant investi dans votre travail (depuis toujours, depuis un événement particulier…) ? Pouvez vous lister les conséquences négatives de ce comportement (difficultés relationnelles dans votre vie privée, stress, irritabilité, sensation de ne pas maîtriser votre vie, problèmes de santé, perte d’intérêt pour des activités qui vous plaisaient avant) ? Si oui, que ressentez-vous face à ce constat ?

Vous pouvez aussi vous faire aider par le médecin du travail, un coach ou un psychothérapeute qui vous aidera à faire le point.

Retrouvez également ici (en bas de page) un test pour vous situer…

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