C’est quoi un ergonome ?

(source RJCE)Un agronome ?
Un ergothérapeute ?
Un nergonome ?

Non !

Un ER-GO-NO-MEU !

La SELF, le CICF, ARTEE, CE2 et ADECAPE ont rédigé la fiche métier des ergonomes pour – je cite – rendre visible l’unité d’un métier qui, dans un développement progressif mais continu, se développe selon des modalités d’exercice différenciées.

Elle est disponible sur le site de la SELF. Que dit-elle ?

L’ergonome vise à améliorer les conditions de travail et d’usage (prévention des accidents, des maladies professionnelles, baisse de la pénibilité, de la charge physique, mentale et psychique du travail…) tout en prenant en compte les différents critères de performance (production, qualité, délais, maintenance…) relatifs aux structures et aux activités pour lesquelles il intervient. 

Pour cela, il peut agir dans des cadres variés relatifs à des projets concernant :

  • La conception de systèmes sociotechniques (organisations), d’espaces (architecture), de produits (outils, machines, interfaces hommes-machines…) ;
  • La prévention d’atteintes à la santé dans et par le travail ;
  • Le maintien dans l’emploi et l’insertion professionnelle.

Ses secteurs d’interventions sont également variés : industrie, services, défense, formation professionnelle, agriculture, structures publiques (collectivités locales, ministères, etc.).
De manière générale, l’ergonome porte dans ces projets la question des usages, et la prise en compte de l’activité réelle de travail dans la conception des systèmes de travail.

Les demandes qui lui sont adressées peuvent concerner :

  • la conception de postes de travail,
  • l’aménagement de locaux et d’espaces,
  • les ambiances de travail (thermique, sonore, lumineuse), 
  • l’organisation du travail,
  • la formation, 
  • les situations de handicaps, 
  • les outils, 
  • les applications informatiques, 
  • la conception de produits
  • …. 

Des formes de spécialisation de la pratique de l’ergonome sur des champs précis existent.

De manière générale, la spécificité de la contribution de l’ergonome aux différents projets, qu’ils soient industriels, organisationnels et/ou architecturaux, réside dans sa capacité à rendre compte de l’activité réelle des travailleurs à partir d’une approche systémique des situations de travail, à en décrire ou anticiper les conséquences (en
termes de santé et de performance), et à traduire ces connaissances en prescriptions et recommandations, scénarios, propositions opérationnelles pour les autres acteurs (ingénieurs, architectes, médecins du travail, représentants des salariés…) et accompagnement dans la durée.

Pour ce faire, il s’appuie donc sur les connaissances méthodologiques propres au métier ainsi que sur ses connaissances de l’Homme au travail et des organisations (physiologie, sociologie, psychologie, anthropologie …). L’exercice de l’ergonomie pose de fait le praticien au carrefour de nombreuses disciplines.

Le travail de l’ergonome doit s’adapter à des missions variées, des contextes d’intervention changeants, une diversité d’interlocuteurs avec leurs logiques propres. Il doit avoir par ailleurs des capacités d’écoute, d’analyse et de synthèse. Autour du cœur de métier, les pratiques professionnelles de l’ergonome s’adaptent à ces contextes et font donc l’objet d’une relative diversité.

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