Quand la « pause pipi » pend au cou des salariées…

Médiapart nous apporte ici une information bien choquante : très certainement une nouvelle forme de brimade pour les femmes au travail (qui vient s’ajouter à celle que nous avions rapportée dans un précédent post) !

« En Espagne, une pancarte accrochée au cou des salariées

Plainte de l’UGT espagnole contre deux entreprises qui forcent (pour les contrôler) les salariées à s’accrocher une pancarte au cou pour demander à aller aux toilettes.

La fédération UGT de l’agroalimentaire espagnol a accusé deux entreprises alimentaires du même groupe, dans les villes et Alhama et Cieza, (Murcie) d’avoir contraint près d’un demi-millier de travailleuses à s’accrocher une pancarte au cou pour qu’elles signalent leur « envie » ou (et) leur départ aux toilettes pendant le service, et ce pour les contrôler.

« Nous pensons qu’il s’agit d’une discrimination et une violation de la dignité personnelle » a déclaré une responsable syndicale à la chaîne de télévision RTVE.es 

Le syndicat UGT a déposé deux plaintes, une en Septembre et une en Juin dernier, contre chaque entreprise à l’inspection du travail de Murcie, pour violation des normes du travail au motif que ces entreprises ont forcé les ouvrières à accrocher une affiche pour aller aux toilettes, et que tant que l’une d’elles n’était pas revenue, aucune ne pouvait s’y rendre… 

Sur un des sites, seules deux pancartes étaient disponibles pour 150 salariées !

Une travailleuse licenciée par la compagnie, qui a préféré garder l’anonymat, assure que les salariées allant aux toilettes sont identifiées avec leurs empreintes digitales. Elles sont averties que si elles restent plus de cinq minutes sur le siège (el aseo), leur bulletin de salaire serait amputé d’une demi-heure de travail effectif. Cette salariée fut licenciée pour ne pas avoir respecté « son tour » avec port de pancarte…

« Les salariées en sont venues à boire moins souvent pour éviter d’avoir à aller aux toilettes » a déclaré une responsable syndicale.

« Nous devions attendre que revienne notre collègue qui portait la pancarte accrochée au cou, et nous devions parfois nous retenir parfois jusqu’à cinq heures avant d’aller aux toilettes »…

Selon l’UGT, la société de travail temporaire qui fournit l’entreprise en main-d’œuvre ne propose plus de travailleuses quand elle a connaissance d’une grossesse d’une intérimaire…  

Zola, reviens, ils sont devenus fous ! »

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